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Zone grise du consentement : « Le “non” est une des multiples manières de démontrer un refus »

Zone grise du consentement : « Le “non” est une des multiples manières de démontrer un refus »
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Qu’est-ce que la « zone grise » ? Cette expression s’inscrit dans le cadre de rapports intimes où le consentement n’est ni clair ni totalement libre. Décryptage d’une notion centrale pour comprendre les mécanismes des violences sexuelles et mieux protéger les victimes.

On parle souvent de  l’absence de consentement comme de la verbalisation d’un « non » clair et franc. Mais dans la réalité des relations intimes, tout n’est pas toujours aussi tranché. Entre hésitations, silence gêné ou peur de décevoir, s’étend ce que l’on appelle la « zone grise » du consentement. Cette notion a émergé dans le débat public après la diffusion du  documentaire choc « Sexe sans consentement » de Blandine Grosjean et Delphine Dhilly en 2018 sur France 2, donnant la parole à des femmes victimes de relations sexuelles non consenties et interrogeant les ressorts d’une culture du viol insidieuse. Récemment, une étude Ifop/LELO levait le voile sur  la « zone grise » du consentement en matière de sexualité anale féminine. Moins de la moitié des femmes (45 %) assurent qu’elles souhaitaient vraiment être sodomisées la première fois que ça leur est arrivé contre 74 % des hommes. 

Lire aussi >>  Nouvelle définition pénale du viol : pourquoi la notion de non-consentement est une avancée majeure ?

Qu’est-ce que la « zone grise » du consentement ? 

La « zone grise » désigne des situations où il n’est pas évident de savoir si le

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