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Viol conjugal : que dit vraiment la loi ?

Viol conjugal : que dit vraiment la loi ?
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Selon notre sondage exclusif réalisé avec Ifop, près de six femmes sur dix ont déjà eu des rapports sexuels sans désir, par insistance de leur conjoint·e. Des chiffres alarmants qui posent une question centrale : que dit vraiment la loi sur le viol conjugal ?

On l’imagine dans une ruelle mal éclairée, un inconnu qui surgit dans la nuit. Le viol, pourtant, a bien plus souvent le visage du conjoint. C’est ce que révèle notre sondage exclusif réalisé avec l’Ifop en juillet dernier et publié ce jeudi 11 septembre. On y apprend, entre autres, que près de six femmes sur dix confient avoir déjà fait l’amour sans en avoir envie devant l’insistance de leur conjoint·e. Des chiffres glaçants, qui rappellent combien le viol conjugal reste un angle mort du débat public et nous donne l’occasion de faire un point juridique.

Si le viol est considéré en France comme un crime, inscrit dans le Code pénal depuis 1791, le viol conjugal, lui, a longtemps fait exception. Pendant des siècles, le mariage a même servi de « bouclier » aux violences sexuelles. Héritée du droit canon puis du Code civil napoléonien, la notion de « devoir conjugal » imposait aux époux une obligation d’avoir des relations sexuelles, censée garantir la procréation. Refuser l’acte pouvait même être considéré comme un motif d’annulation du mariage. Autrement dit, un mari pouvait forcer sa femme sans que la loi n’y trouve rien à redire.

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