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Suicide d’une directrice d’école : une enquête pour déterminer les ratés de l’Éducation nationale

La ministre de l’Éducation nationale s’est exprimée dans un communiqué après le suicide, le jour de la rentrée, d’une directrice d’école primaire victime d’insultes et de menaces lesbophobes. Une enquête administrative a été ouverte.
Le ministère de l’Éducation nationale a annoncé mardi 2 septembre au soir avoir saisi l’Inspection générale de l’éducation après le suicide lundi de Caroline Grandjean, directrice d’école et institutrice du Cantal, victime de harcèlement lesbophobe. L’objectif est de « réaliser une enquête administrative » portant sur « l’ensemble des faits et des procédures » ayant précédé le décès afin de « faire la lumière » sur ce drame, a fait savoir dans un communiqué le ministère dirigé par Elisabeth Borne.
La FSU-SNUipp, principal syndicat du primaire, souligne que la directrice de 42 ans, harcelée par un corbeau, « a mis fin à ses jours, après de longs mois de harcèlement lesbophobe sur son lieu de travail» et a réclamé une telle enquête administrative «afin d’éclaircir les différentes responsabilités au sein de l’Education nationale qui, en tant qu’employeur, n’a pas été en capacité de protéger».
« L’enquête judiciaire devra conduire à punir ceux à l’origine des actes discriminatoires qui ont conduit notre collègue à mettre fin à ses jours », a réagi dans un communiqué le syndicat Unsa. « L’enquête interne devra, elle, conduire à comprendre pourquoi...
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