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Suicide de Yanis après la libération de son agresseur : vers une proposition de loi pour mieux informer les victimes ?

Suicide de Yanis après la libération de son agresseur : vers une proposition de loi pour mieux informer les victimes ?
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Il y a quatre mois, Yanis, 17 ans, s'est suicidé après avoir appris la libération de prison de l’homme l’ayant agressé sexuellement. Pour éviter que cette tragédie se reproduise, trois députées travaillent sur une proposition de loi.

« Que reste-t-il pour les victimes une fois la condamnation prononcée ? », se demande Steffy Alexandrian dans une publication postée sur Facebook. La fondatrice et présidente de l’association Carl, qui suit les enfants victimes de violences sexuelles et intrafamiliales, est à l’origine d’une proposition de loi pour mieux les accompagner. Elle travaille sur ce projet avec Laure Miller, députée Ensemble ! de la Marne ainsi que Christelle Petex et Virginie Duby-Muller, deux parlementaires LR de Haute-Savoie.

Des victimes abandonnées

Cette proposition de loi intervient après le suicide de Yanis, 17 ans. En mars dernier, à seulement trois jours de son 18e anniversaire, il a mis fin à ses jours. L’adolescent confiait dans une lettre retrouvée dans son téléphone être « dévasté et profondément blessé », après avoir appris la libération de celui qui l’avait agressé sexuellement alors qu’il était âgé de 12 ans. Vivant à seulement trois kilomètres de chez lui, il craignait de le croiser.

La famille de l’adolescent avait appris la nouvelle de la libération anticipée du pédocriminel par hasard, via une connaissance. Et pour cause, en France, rien n’oblige les institutions judiciaires à prévenir...

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