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Sarah Barukh : « Les violences conjugales coûtent 2 % du PIB des entreprises »

Sarah Barukh : « Les violences conjugales coûtent 2 % du PIB des entreprises »
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L’association féministe 125 et après, de Sarah Barukh, a lancé le mouvement Safe Place pour responsabiliser les entreprises face aux violences conjugales et mieux accompagner les victimes. L'écrivaine nous parle de l'initiative et de son importance.

« Aujourd’hui, 62 % des plaignantes de violences conjugales sont salariées en Europe. Et lorsque l'on isole de ce chiffre celles qui sont encore étudiantes ou retraitées, on peut arriver à la conclusion que plus de 70 % des victimes de violences conjugales sont en entreprise. Un lieu où elles passent finalement les deux tiers de leur temps et où, pour l'immense majorité des cas, elles ne sont pas en présence de la personne maltraitante.

L'entreprise peut être un lieu-refuge, une « safe place ». Elle a un rôle primordial à jouer, mais en tant qu'entreprise. Par exemple, on dit toujours aux victimes d'aller porter plainte, sauf qu'un dépôt de plainte, ça prend entre 3h30 et 5h. Et quand on est surveillé chez soi, 24 heures sur 24, vous n'avez jamais assez de temps pour aller au commissariat ni vu ni connu. Donc, si ça ne se fait pas durant le temps de travail, quand l'entreprise peut être votre alibi - que ça ne lui coûte rien parce que vous pouvez même récupérer ses heures plus tard -, vous ne pouvez pas le faire.

Un label pour protéger

Cette idée de label « safe place » est venue de ce constat, afin de faciliter l'adhésion des entreprises à tout un protocole très simple de prise en charge et...

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