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Salomé, 21 ans, 100e féminicide de 2019 : « J’ai mis neuf mois à la faire naître, il a mis neuf mois à la tuer »

CE QUI RESTE D’ELLES. Parce que les féminicides ne sont pas des faits divers, mais s’inscrivent dans un continuum de violences, ELLE a choisi de raconter qui étaient ces femmes tuées en raison de leur genre. Une manière de les faire vivre dans notre mémoire collective au-delà des statistiques. Cette semaine, Salomé Garnesson, 21 ans, tuée en août 2019 par son compagnon alors qu’elle tentait de reprendre sa liberté.
On dit des Salomé qu’elles portent en elles la paix. Que leur prénom évoque la douceur, l’harmonie et la lumière. Salomé Garnesson, elle, était tout cela à la fois. Une jeune femme curieuse du monde, profondément empathique et d’une grande sensibilité.
Une lumière qu’un homme a méthodiquement cherché à éteindre. Pendant neuf mois, Salomé a vécu sous emprise : une relation conjugale faite de contrôle coercitif, d’isolement et de violences. Et comme tant d’autres histoires de féminicides qui ont une séparation pour toile de fond, c’est lorsqu’elle a voulu partir que son compagnon l’a tuée. C’était le 31 août 2019. Elle venait tout juste d’avoir 21 ans.
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