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Qui sont les « Awful », ces femmes progressistes, nouvelles cibles de Trump ?

Qui sont les « Awful », ces femmes progressistes, nouvelles cibles de Trump ?
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Aux États-Unis, les « Awful », ces femmes blanches, urbaines, aisées et progressistes, sont désormais érigées en ennemies publiques par le camp trumpiste et les médias conservateurs.

Elles sont blanches, plutôt aisées, progressistes et semblent être devenues le pire cauchemar de Donald Trump. Le camp MAGA les a baptisées les « Awful », pour « Affluent white female urban liberals » - « les affreuses », en français. « Si vous lisez les médias conservateurs, vous avez peut-être entendu parler d’un nouveau danger qui se répand dans notre pays assiégé », ironise la chroniqueuse Michelle Goldberg dans le « New York Times ».

Tout commence sur X, le soir de la réélection de Trump à la présidence américaine. L’animateur de radio conservateur, mais hostile à Trump, rappelle « Courrier international », Erick Erickson reproche aux « Awful » la défaite de la candidate démocrate, Kamala Harris. « Les Awful ont radicalisé de nombreuses personnes contre elles », tweetait-il sur X.

Rhétorique misogyne

Début janvier, après la mort de Renee Nicole Good, 37 ans, tuée lors d’une opération de l’agence fédérale de l’immigration (ICE) à Minneapolis (Minnesota), le terme et la haine qui l’accompagne ressurgit. Touchée alors qu’elle agissait, selon ses proches, en tant qu’observatrice légale de l’ICE, Renee Nicole Good devient aussitôt un prétexte narratif pour les commentateurs trumpistes. « Une Awful est morte après avoir...

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