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Qu’est-ce que le « mariage réparateur », qui force les victimes à épouser leur violeur ?

Qu’est-ce que le « mariage réparateur », qui force les victimes à épouser leur violeur ?
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Dans plusieurs régions du monde, des hommes accusés de violences sexuelles peuvent encore échapper à la justice… en épousant leur victime. Une pratique appelée « mariage réparateur », qui perdure au nom de l’honneur familial, et sacrifie les droits des femmes sur l’autel de la tradition.

C’est une pratique d’un autre temps, pourtant toujours en vigueur dans certaines régions du monde. En mars 2025, la Haute Cour d’Allahabad, dans le nord de l’Inde, a libéré un homme de 26 ans accusé de viol... à condition qu’il épouse la femme qu’il avait agressée, comme le rapporte le compte féministe L'Importante sur Instagram.

Cette décision semble inconcevable et pourtant, elle s’inscrit dans une tradition bien réelle : celle du « mariage réparateur ». Une pratique juridique qui permet à des hommes accusés de violences sexuelles d’échapper à toute poursuite en épousant leur victime - y compris lorsque celle-ci est mineure.

Une coutume enracinée dans l’obsession de la virginité

Le mariage réparateur repose sur une croyance archaïque : celle selon laquelle un viol entacherait à jamais l’honneur d’une femme - et, par extension, celui de sa famille. Le mariage avec l’agresseur devient alors la « solution » pour « réparer » cette supposée atteinte.

En avril 2021, un rapport du Fonds des Nations unies pour la population recensait une vingtaine de pays où cette pratique existe encore : l’Inde, l’Irak, la Libye, le Venezuela,...

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