logo Elle

Quatre ans après la chute de Kaboul, les Afghanes dans la nuit du monde

Quatre ans après la chute de Kaboul, les Afghanes dans la nuit du monde
Publié le

Quatre ans ont passé depuis que Kaboul est tombée aux mains des talibans. Quatre ans que les Afghanes ont perdu le droit d’étudier, de travailler et de voyager librement. Quatre ans que leur visage et leur voix s’effacent peu à peu de l’espace public, alors que l’ombre de la répression, elle, plane plus que jamais.

Le 15 août 2021, le monde entier avait les yeux rivés sur Kaboul. Les images des foules massées autour de l’aéroport de la capitale afghane, fuyant à tout prix le retour des talibans, ont fait le tour de la planète. Tout comme celles des vitrines où les visages féminins venaient d'être fraîchement recouverts de peinture noire - premier signe d’un inexorable retour en arrière. D’ici, nous avons tous et toutes suivi la lente et funeste érosion des droits des Afghanes.

Dans ce chaos, on promettait que la communauté internationale ne les laisserait pas tomber. On jurait de « rester mobilisés ». Mais aujourd’hui, quatre ans jour pour jour après la chute de Kaboul, que reste-t-il de notre indignation ?

Elle semble s’être diluée dans le flot ininterrompu des catastrophes du monde, engloutie par d’autres guerres, d’autres drames. C’est bien connu : une actualité en chasse toujours une autre. Pendant qu’ici nous passions à autre chose, en Afghanistan, la machine patriarcale à broyer les femmes et les filles, elle, n’a jamais cessé de tourner.

Lire aussi >  Afghanistan : « Quatre ans après le retour des talibans, le...

Publicité

À lire aussi sur Elle:

Accessibilité : partiellement conforme