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Procès Jubillar, récit d'audience : « l’intime conviction » de « l’amant de Montauban », attaqué par les avocats de Cédric Jubillar

Procès Jubillar, récit d'audience : « l’intime conviction » de « l’amant de Montauban », attaqué par les avocats de Cédric Jubillar
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Ce lundi 6 octobre, l'amant Delphine Jubillar a affirmé que l’infirmière disparue fin 2020 avait « peur » de son mari Cédric. 

Dans le dossier d’instruction, il était appelé « l’amant de Montauban », celui qui a fait tourner la tête de Delphine Jubillar, lui a donné l’envie de quitter son mari. « L’amant », ce personnage récurrent de toutes les bonnes intrigues littéraires. Dans la salle des Assises, une porte s’ouvre, ce lundi 6 octobre, et comme dans une pièce de théâtre, un murmure parcourt l’assistance, le public tend le cou pour enfin l’apercevoir : Donat-Jean M., 44 ans, expert automobile, une chemise bleu clair, des lunettes, et les cheveux clairsemés. Le voilà qui entre en souriant, salue la salle, les avocats.

Dans le box des accusés, le mari trompé, Cédric Jubillar, le suit des yeux. Il existe tant d’amants différents dans la littérature : les romantiques, les désespérés, les rivaux, les comiques, les suspects, parfois. 

Le récit d'une « histoire d'amour »

Donat-Jean M. nous apparaît d’abord comme l’amoureux. « Je trouve ça triste, la tournure qu’a pris cette histoire d’amour », énonce-t-il à la barre. A l’origine, il y a pourtant une inscription sur une application de rencontres extra-conjugales. « Je cherchais une histoire sans lendemain. » Mais voilà, le 19 juillet 2020, c’est le flash amoureux : Delphine Jubillar et lui échangent 300 à 400 messages par jour, discutent parfois 4 heures...

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