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Pourquoi apprendre aux enfants à nommer correctement les parties génitales est nécessaire

En apprenant aux enfants à nommer correctement leurs parties génitales, on leur donne les mots pour comprendre, se faire entendre et, parfois, se défendre. Un outil de protection face aux violences sexuelles.
« Mal nommer les choses, c’est ajouter du malheur au monde. » Cette phrase de Camus n’a peut-être jamais été aussi juste que lorsqu’il s’agit des enfants. Car leur apprendre à dire les mots « pénis », « vulve » ou « testicules », c’est aussi les armer contre les violences sexuelles.
Le 8 octobre dernier, le médecin et romancier Baptiste Beaulieu racontait sur son compte Instagram une anecdote : la fille d’un couple d’amies s’était plainte que sa culotte « lui faisait mal à la vulve ». « J’ai tiqué sur le mot, écrit-il. Pas “zézette”, pas “minette”, mais “vulve”. »
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Pour Baptiste Beaulieu, il est essentiel d’utiliser les bons mots - vulve, vagin, pénis - dès l’enfance. « Un agresseur joue souvent sur l’ignorance, écrit-il encore. Il emploie des euphémismes (“chatouilles”, etc.), des blagues, des mots flous ou niais qui banalisent l’acte et empêchent l’enfant de nommer ce qu’il subit. »
Un enfant capable d’utiliser les bons termes inspire davantage de crédibilité : il a les...



