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« On est en retard en France » : pourquoi le rap français est-il si masculin ?

« On est en retard en France » : pourquoi le rap français est-il si masculin ?
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Une enquête du « Figaro » révèle pourquoi il n’y a que 13 % de rappeuses en France et comment les choses peinent à changer dans un secteur très masculin, avec certains artistes se revendiquant masculinistes.

Depuis une quinzaine d’années, le rap et le hip-hop dominent les rayons des disquaires français et les classements des plus grands nombres d’écoutes de l’Hexagone. Alors que le genre musical régnait une nouvelle fois dans les festivals cet été, « Le Figaro » s’est interrogé sur l’émergence des rappeuses pourtant en faible nombre parmi les invités.

Le Juiice, Shay - qui est de nationalité belge -, Doria, Vicky R - qui est de nationalité gabanaise mais travaille en France -, Chilla… Elles n’étaient pas toujours en tête d’affiche mais elles étaient bien présentes. Statistiquement, elles restent en minorité : en mai 2025, le Centre national de la musique (CNM) a publié une étude révélant qu’à peine 13 % des morceaux de rap étaient enregistrés par des artistes féminines. Une donnée qui descend à seulement 2 % si l’on se concentre sur les 10 000 morceaux les plus écoutés.

Des rappeuses « invisibilisées par des hommes blancs »

Pourquoi ce plafond de verre ? Citée par « Le Figaro », la rappeuse Morgan constate : « On est en retard en France. Il y a énormément de figures féminines fortes à l’étranger. Ici, on s’est habitué à dire que c’est un monde d’homme. »

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