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Odile Nasri, 50 ans, dont la famille se bat pour faire reconnaître le « suicide forcé » : « C’est un meurtre invisible »

Odile Nasri, 50 ans, dont la famille se bat pour faire reconnaître le « suicide forcé » : « C’est un meurtre invisible »
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CE QUI RESTE D’ELLES. Parce que les féminicides ne sont pas des faits divers, mais s’inscrivent dans un continuum de violences, ELLE a choisi de raconter qui étaient ces femmes tuées en raison de leur genre. Une manière de les faire vivre dans notre mémoire collective au-delà des statistiques. Cette semaine, Odile Nasri, 50 ans, dont la famille reste persuadée qu’elle a été victime de « suicide forcé ». 

Un féminicide ne laisse pas toujours de traces de sang. Parfois, il se tisse à bas bruit, sur des années, jusqu’à pousser au suicide la victime. À Toulon, Odile Nasri, 50 ans, est retrouvée morte sur une plage le premier de l'an 2021, après avoir ingéré une forte dose de médicaments. Dix ans d’emprise et de harcèlement moral de la part de son mari ont eu raison d’elle. Pour sa famille, c’est bien un «  suicide forcé ».  

En France, les frères et sœurs d’Odile ont été les premiers à porter plainte pour « suicide forcé », après l’introduction de cette circonstance aggravante du délit de harcèlement dans le Code pénal en 2020. Aujourd’hui, ils continuent de se battre pour tenter de faire reconnaître la responsabilité de son ex-mari dans son geste désespéré et ce, malgré un non-lieu prononcé par la justice le 29 avril dernier pour « délit insuffisamment caractérisé ». Dans le dossier, certains témoignages mettent pourtant en avant les violences psychologiques subis par Odile. 

Une personne lumineuse...

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