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Nobel : pourquoi les femmes sont encore trop peu primées

Nobel : pourquoi les femmes sont encore trop peu primées
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La saison des Nobel s’ouvre et une critique revient déjà : seuls 6,7 % des prix ont été attribués aux femmes depuis 1901. Contrairement aux Nobel de la littérature ou de la paix, le chemin de l’équité femmes-hommes s’annonce encore long pour les catégories de sciences dures.

Ce lundi 6 octobre, le Nobel de la médecine, le premier de l’édition 2025, a auréolé le travail de trois chercheurs sur le contrôle du système immunitaire. Deux Américains, Mary E. Brunkow et Fred Ramsdell, et un Japonais, Shimon Sakaguchi, ont été primés. Deux hommes, une femme. Voilà qui ne devrait pas faire baisser la statistique ridiculement basse du pourcentage de femmes primées depuis 1901 : 6,7 %.

Si le chiffre paraît choquant, il est à expliquer. D’abord, il inclut les statistiques de cinq prix Nobel (médecin, physique, chimie, littérature, paix) - le « prix Nobel de l’Économie » n’en est pas vraiment un : c’est la Banque de Suède qui remet un prix en marge de ceux des comités Nobel.

Un plafond de verre pour les femmes scientifiques

Plusieurs raisons expliquent cette faible proportion. D’abord l’époque : oui, il y a un siècle, et malgré l’impact des deux Nobel de Marie Curie, le sexisme était très présent que ce soit au sein des sociétés scientifiques. Si l’entre-soi masculin au sein des comités Nobel a pu reculer, notamment depuis le début du XXIe siècle, force est de constater qu’il existe encore un plafond de verre. Du moins...

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