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Mariam Abu Dagga : la journaliste de 33 ans tuée à Gaza avait laissé une lettre bouleversante à son fils

Mariam Abu Dagga : la journaliste de 33 ans tuée à Gaza avait laissé une lettre bouleversante à son fils
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Tuée lors d'une frappe israélienne à Gaza, Mariam Abu Dagga laisse derrière elle une lettre déchirante à son fils de 13 ans. Photojournaliste engagée, elle avait dédié sa vie à montrer la réalité de la guerre et à porter la voix des civils palestiniens. 

« Ne pleurez pas à mon enterrement », avait-elle demandé à ses collègues. Mariam Abu Dagga, journaliste palestinienne de 33 ans, avait tout prévu. Y compris son testament, devenu tristement courant pour les reporters gazaouis. Lundi 25 août, elle a été tuée par une frappe israélienne à l’hôpital al-Nasser de Gaza, alors qu’elle tentait de secourir une collègue blessée. «  The Guardian», qui a recueilli les témoignages de proches, dresse le portrait d’une femme courageuse, déterminée et profondément humaine.

Une vie dédiée à l’image et à la vérité

Mariam Abu Dagga s’était imposée dans le paysage médiatique local grâce à son regard unique : ses photos, empreintes d’émotion, racontaient les drames quotidiens des civils. Freelance pour l’Associated Press ou encore Independent Arabia, elle documentait la guerre à Gaza avec honnêteté, courage et une rare sensibilité.

Son premier déclic fut personnel et tragique : en 2018, lors de la Grande Marche du Retour, elle filme un manifestant blessé par balle par les forces israéliennes. Elle découvrira plus tard qu’il s’agissait de son propre frère. Un choc qui n’a pas freiné sa vocation, mais l’a au contraire...

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