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Malformation de leur enfant : une famille perd son procès en France contre le glyphosate de Bayer

Malformation de leur enfant : une famille perd son procès en France contre le glyphosate de Bayer
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La justice française a jugé irrecevable jeudi la demande des parents de Théo Grataloup, 18 ans, de lier ses malformations congénitales à l'exposition de sa mère, enceinte, au glyphosate, un herbicide produit phare du géant allemand de la chimie Bayer-Monsanto.

« C'est bien sûr une déception », a réagi dans un communiqué la famille Grataloup, qui avait lancé en 2018 une action au civil contre Bayer, pour faire reconnaître le « lien de causalité » entre le glyphosate et le handicap de Théo.

Mais le jeune homme a retenu aussi « tout le travail de lanceur d'alerte qu'il y a eu à travers les médias, tout au long des différentes étapes du procès ». « C'est ce qui symbolise cette action pour moi », a-t-il confié jeudi à l'AFP.

Les avocats de la famille ont indiqué leur intention de faire appel du jugement rendu en délibéré, après une audience qui s'était déroulée le 3 avril devant un tribunal du sud-est de la France.

Né avec l'œsophage et la trachée qui ne se sont pas séparés correctement, Théo a subi 55 opérations qui lui permettent de manger normalement, de respirer et de parler par un trou dans la gorge.

Sa mère, Sabine Grataloup, est convaincue que le handicap de son fils trouve sa source en août 2006 quand elle était enceinte et avait utilisé du Glyper, un générique de l'herbicide Roundup de Monsanto, à base de glyphosate, pour désherber une carrière d'équitation.

Le tribunal a jugé « irrecevables les demandes de M. et Mme...

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