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Les mots du genre : « victim blaming », de l’injustice raciale des années 1960 au témoignage de Cassie

Les mots du genre : « victim blaming », de l’injustice raciale des années 1960 au témoignage de Cassie
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Chaque semaine, ELLE retrace l’histoire d’un mot appartenant au vocabulaire féministe. Qui a inventé la formule « victim blaming » ? Comment cette expression a-t-elle été reprise par les militantes, jusqu’à s’imposer dans le débat public ?

« Pourquoi ne l’a-t-elle pas quitté plus tôt ? », « Elle est restée pour l’argent »… Depuis l’ouverture du procès de P. Diddy au tribunal fédéral de New York, les réseaux sociaux bruissent de commentaires accablant Cassie Ventura, l’ex-compagne de Sean Combs qui a porté plainte contre lui en novembre 2023. La chanteuse a livré à la barre un témoignage glaçant, décrivant des années de violences sexuelles et conjugales exercées par le magnat du hip-hop. Pourtant, plutôt que d’interroger les actes de l’accusé, certains internautes semblent remettre en question le comportement… de la victime. Occultant ainsi un élément clé de l’affaire : l’emprise psychologique.

Cette inversion de la culpabilité porte un nom : le « victim blaming », ou « blâme de la victime » en français. Ce mécanisme toxique, symptôme de la culture du viol, qui consiste à rejeter la responsabilité du préjudice subi sur la victime plutôt que sur l’agresseur, a été théorisé outre-Atlantique il y a près de soixante ans déjà.

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