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L'édito de ELLE : quand le bac des enfants devient la frayeur des parents

L'édito de ELLE : quand le bac des enfants devient la frayeur des parents
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Comment ses épreuves du bac deviennent le cauchemar des parents ?

Moi, j’ai le « Cahier de Douai » de Rimbaud, et toi ? Moi, les « Poèmes saturniens », de Verlaine. Et en littérature d’idées ? « Le Discours de la servitude volontaire », de La Boétie… C’est le genre de conversations que l’on peut entendre ces derniers temps aux pots de départ, dans les réunions marketing et au café du marché. Bizarre ? Non, de saison ! Alors que les ados semblent avoir décidé une fois pour toutes qu’il ne servait à rien de lire puisque ChatGPT et sa version française, Claude, s’en chargeaient à leur place, les parents, eux, s’investissent dans les révisions du bac avec une prédilection masochiste pour les épreuves littéraires – philo le 20 juin, oral de français à partir du 22 juin, etc.

La nuit, le parent surinvesti rêve qu’il passe le bac sur « L’Albatros » de Baudelaire tout nu devant le jury.

Les plus volontaires (ou kamikazes) allant jusqu’à acheter des BD résumés-de-textes, des livres audio, voire de bons vieux « Annabac », afin, pensent-ils, de secourir une progéniture qui ne sait plus ce que c’est que de tourner des pages, sauf éventuellement pour performer sur TikTok. La nuit, le parent surinvesti fait des cauchemars. Il rêve qu’il passe sur « L’Albatros » de Baudelaire tout nu devant le jury, un classique à ce qu’il paraît, signe de vulnérabilité intérieure. Le jour, il maudit le ministre de l’Éducation...

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