actualites > société
L'édito de ELLE : pourquoi la rentrée littéraire est une ode à la famille

Cette année, autrices et auteurs ont mis leurs mères, pères et autres aïeux au centre de leurs récits. Une tendance décryptée par Olivia de Lamberterie.
Cette année, la rentrée littéraire a des allures de réunion de parents. Sur les tables des libraires, tout sur ma mère (Amélie Nothomb, Jakuta Alikavazovic, Emmanuel Carrère, Justine Lévy, Catherine Millet, Raphaël Enthoven, Régis Jauffret) côtoie la gloire de mon père ( Anne Berest, Vanessa Schneider, Catherine Girard), et ce n’est pas fini, on attend encore « Une mère en fuite » (éd. Grasset), de Michka Assayas, ou « Le Roi Arthur » éd.Gallimard), somptueux récit de Dominique Bonasur son père, l’historien Arthur Conte.
Une résistance à un monde gouverné par ChatGPT ?
Les ronchons ronchonnent – trop de papa maman, marre du nombrilisme, à bas l’autofiction, vive l’imagination –, prédisent la fin des haricots et de la littérature. Ils n’ont qu’à lire le chef-d’œuvre romanesque de la rentrée, « La Maison vide » (Les Éditions de Minuit). Laurent Mauvignier y part sur les traces de sa grand-mère, découpée, effacée sur les photos de l’album familial… Ah ciel, encore des aïeux ! De quoi cette tendance est-elle le nom (de famille) ? Et si elle était une résistance à un monde gouverné par ChatGPT, nouveau Big Brother, ersatz d’assistant ou d’amant, qui peut tout, même écrire des livres. L’intelligence artificielle peut produire des romances à la pelle,...
À lire aussi sur Elle:



