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L'édito de ELLE : on s'en fout, et ça nous fait du bien

Né il y a quelques mois, le phénomène « Je m'en fous » envahit aujourd'hui les réseaux sociaux. L'objectif ? Les femmes clament face caméra leur liberté. Et on adore ça.
C’est un phénomène qui a commencé comme une blague il y a six mois : alors qu’elle part faire ses courses à l’épicerie, l’Américaine Melani Sanders, 45 ans, publie sur son compte Instagram une courte vidéo dans laquelle elle explique qu’elle porte une brassière de sport trop petite, faute d’avoir trouvé un soutien-gorge ce matin, qu’elle n’est pas coiffée… et qu’elle s’en fout. Devant l’afflux de messages réjouis (on est comme toi, on n’en peut plus d’essayer d’être parfaites), elle décide de fonder le « We Do Not Care Club » (WDNC), où chacune posterait son anecdote « je m’en fiche » (sous-entendu de l’avis des autres). Quelques mois plus tard, son compte @justbeingmelani est suivi par… deux millions de femmes qui, comme elle, expérimentent lassitude, incompréhension ou colère souvent associées aux changements hormonaux de la périménopause.
Affirmer sa liberté
Leurs contributions, lues par l’impavide patronne du club, sont parfois très drôles : je m’en fiche d’avoir l’air enceinte – ça me flatte qu’on pense que j’ai encore l’âge pour ça – / je m’en fiche que tu n’aimes pas la cantine de l’école – moi-même, j’ai survécu, mon enfant – / je m’en fiche que la notice du médicament dise « ne pas...



