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L'édito de Elle : Le féminisme est un humanisme

L'édito de Elle : Le féminisme est un humanisme
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L'édito de la semaine.

En 2024, le féminisme n’est pas un courant unifié et structuré, pas un parti, pas un syndicat. Comme depuis le début de son histoire, ce sont des voix éparses de militantes qui discutent, se frottent, s’engueulent. En ces temps électoraux, rappelons que la défense des droits des femmes doit autant à l’engagement de Gisèle Halimi, femme de gauche, qu’à celui de Simone Veil, femme de droite.

Combattre pour conserver nos droits 

Si cette cause n’est pas forcément extensible à tous les combats, aussi justes soient-ils, son socle de base met tout le monde d’accord : égalité entre les femmes et les hommes dans tous les domaines, lutte contre les violences sexistes et sexuelles, libre accès à la contraception et droit à l’avortement. Des batailles portées par ELLE depuis sa naissance, en 1945.        

Le droit à l’IVG, qui affirme la liberté de disposer de son corps, reste LE marqueur emblématique duquel découle tout le reste. Il est entré dans notre Constitution au début de l’année, grâce au vote favorable de 780 parlementaires. Rappelons à toutes fins utiles que 72 élus s’y sont opposés, parmi lesquels 50 LR – situés très à droite du parti – et 11 RN. Et parmi les 50 qui se sont abstenus, ou n’ont pas participé au vote, on compte 20 RN. Rien qu’en Europe, on observe à quel point ce droit est le premier menacé quand l’extrême droite est au pouvoir.

En Europe, le droit à l’IVG est menacé de...

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