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L'édito de ELLE : la fin du « devoir conjugal », il était temps !

L'édito de ELLE : la fin du « devoir conjugal », il était temps !
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Il existerait un « service sexuel conjugal dû », comme si c’était la moindre des choses lorsque l’on vit en couple. Mais dans la nuit, l'Assemblée nationale a voté en faveur de la fin du devoir conjugal.

C'est l'histoire d'un mythe tenace.

Un mythe qui structure encore les imaginaires. Une norme intériorisée et fictive, qui continue à se faufiler sous les draps conjugaux, jusqu’à pervertir le désir. C’est l’idée très ancrée qu’il existerait un « service sexuel conjugal dû », comme si c’était la moindre des choses lorsque l’on vit en couple. Comme si la vie à deux impliquait la soumission de l’un (le plus souvent une femme) au désir impérieux, plus important, plus nécessaire, plus vital de l’autre (le plus souvent un homme). Comme si elle autorisait à se passer de consentement ! Les vieilles expressions, totalement folles quand on les examine à la loupe de # MeToo, rodent encore : « Passer à la casserole », « y passer », « feindre la migraine », « l’appétit vient en mangeant » Combien sont-elles, ces femmes qui se forcent à coucher avec leur partenaire pour faire plaisir, pour avoir la paix, pour en finir ?

À ELLE, nous avons posé la question aux Français, à l’occasion d’un sondage publié il y a quelques mois*: « Vous est-il arrivé, devant l’insistance de votre conjoint/e, d’avoir un rapport sexuel alors même que vous n’en aviez pas envie ? » Six femmes de toutes les générations sur dix ont répondu...

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