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L’édito de ELLE : hashtags féministes, violence, luttes… Pourquoi le patriarcat n’aime pas vos flux Instagram

L’édito de ELLE : hashtags féministes, violence, luttes… Pourquoi le patriarcat n’aime pas vos flux Instagram
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Sur les réseaux sociaux, certaines femmes voient leurs publications disparaître ou leurs comptes suspendus pour avoir parlé de féminisme ou de violences. Algorithmes et signalements transforment la prise de parole en risque, rendant leurs voix presque invisibles.

Une femme a-t-elle le droit de poster autre chose que son assiette ou son look du jour sur les réseaux sociaux ? La question peut sembler saugrenue… mais, ces derniers temps, une sale petite musique monte de nos écrans. Celle de l’invisibilisation des femmes qui prennent la parole sur des sujets de société. Récemment, Anne-Cécile Mailfert, présidente de la Fondation des Femmes, alertait sur la disparition de ses contenus et avançait deux explications.

La première : l’utilisation de mots jugés problématiques par les algorithmes (« femme », « viol », « violence conjugale », « patriarcat », etc.). Et la seconde : l’interdiction de faire de la pub pour son organisation sur ces réseaux, car Meta a décidé que ces sujets n’ont plus droit d’être cité sur Facebook et Instagram.

Les voix que l’algorithme rend invisibles

Les mesures de rétorsion sont graduées et efficaces : d’abord, c’est le « shadow ban », qui consiste à déréférencer un compte des algorithmes. Des influenceuses comme Sophie Kune, @menopause.stories, (qui a osé utiliser le hashtag #ménopause), Fatou N’Diaye, du compte @blackbeautybag (qui a employé #noire), ou Gabrielle Deydier, autrice du livre « On...

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