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L'édito de ELLE : « Good Vibes Only », mais que cache cette dictature de l'optimisme permanent ?

L'édito de ELLE : « Good Vibes Only », mais que cache cette dictature de l'optimisme permanent ?
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Sous ses airs décontractés, le « Good Vibes Only » peut parfois mener à la saturation. Et si on n'était pas toujours obligé de positiver ?

C’est un petit panneau, un poster, une affiche que l’on voit fleurir dans les cafés, les magasins, les lieux publics. Plus ou moins graphique, plus ou moins design, plus ou moins joli : « Good Vibes Only », bonnes ondes seulement. Chagrinées, angoissées, malheureuses, attristées, passez votre chemin. Vous n’êtes pas les bienvenues. C’est aussi l’amie à qui vous confiez votre peine qui vous oblige à une risette de façade. Le manager à qui vous dites qu’un dossier est mal ficelé qui vous trouve juste rabat-joie. « Souris un peu, bon sang, smile ! » « Regarde le bon côté des choses. Ça pourrait être pire. » Il faut aller de l’avant, si possible dans un éclat de rire. Po-si-ti-ver, le mot est jeté. C’est le mantra de l’époque, qui envahit les réseaux sociaux à mesure que le monde va mal, de préférence sur fond de coucher de soleil. C’est le smiley enjoué devenu tyrannie, le culte du feel good qui s’emballe jusqu’à la saturation.

Un leitmotiv toxique

Pourtant les bonnes ondes, ce n’est pas qu’on en a envie, c’est qu’on en a besoin, ne serait-ce que pour trouver la force d’avancer ! Alors qu’est-ce qui cloche ? L’immense agressivité planquée derrière cette injonction, qui nous enfonce la tête sous l’eau plus qu’elle ne nous vient en aide. La négation de ce que...

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