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L'édito de ELLE : Gisèle Pelicot, merci

À cette culture du viol, Gisèle Pelicot a administré la plus magistrale des claques.
En refusant que son procès se déroule à huis clos, Gisèle Pelicot est entrée dans l’histoire. Et nous a donné une sacrée leçon – même si ce mot ne plairait sans doute pas à cette femme à la fois digne et humble. Gisèle Pelicot nous a rappelé le pouvoir que chaque personne a de dire non. Ce choix de ne pas se retrouver seule face à ses bourreaux, elle l’a fait aussi pour toutes les femmes. Pour que la honte change de camp. Pour que, dans les salles d’audience, les victimes ne soient plus regardées comme les coupables. « Si je ne bouge pas, personne ne bougera », confie-t-elle dans le grand entretien qu’elle nous a accordé. En acceptant de s’exposer devant le monde entier, Gisèle Pelicot a mis une lumière crue sur cette culture du viol, qui a autorisé plus de 50 hommes à la violer à la demande de son mari. Et, à cette culture du viol, elle a administré la plus magistrale des claques. Parce qu’elle sait que pour faire changer les mentalités, les lois ne suffisent pas.
La force de choisir sa vie
À travers tout ce qu’elle nous dévoile de son parcours, son enfance interrompue à 9 ans par la mort de sa mère, la force qu’elle a puisée auprès des femmes de sa famille, Gisèle Pelicot nous donne aussi une autre leçon. Dans son livre, « Et la joie de vivre » (éd. Flammarion, sortie le 17 février), dont le titre sonne d’abord étrangement, elle...



