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L’édito de ELLE : et si être « queer », c’était simplement être libre ?

L’édito de ELLE : et si être « queer », c’était simplement être libre ?
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Du haut de ses 97 ans, Michelle Perrot, historienne et figure du féminisme, nous a inspiré cet édito.

« En fait, je me sens Queer. » C’est Michelle Perrot, historienne des femmes et figure incontestée du féminisme, qui le confie du haut de ses 97 ans à une petite Romy de 17 ans, éberluée : « What ? ! », « Oui, poursuit-elle, il faut refuser tous les enfermements, y compris dans le masculin ou le féminin. J’aime l’idée de fluidité et d’ouverture. Votre génération a la chance de faire exploser tous les carcans. » Ce dialogue malicieux est issu d’une BD parue en mars, dont elle est la coautrice (« La Marche des femmes », d’Annick Cojean et Sophie Couturier, éd. Albin Michel), retraçant à la fois l’histoire des femmes et son parcours personnel.

Queer ? Attention aux mots, dans un contexte à fleur de peau : pas question ici de s’approprier le vécu des discriminations spécifiques des personnes, le plus souvent non binaires et/ou non hétéros, qui définissent leur identité comme « queer ». À l’origine, le mot anglais signifie « étrange », « bizarre », « anormal ».

« Dire je suis queer veut tout simplement dire que j’affirme ma liberté, pour affirmer celle des autres. » Michelle Perrot, historienne

Longtemps utilisé comme une insulte homophobe, le stigmate a été retourné en fierté, comme le raconte le « Dictionnaire des féministes » de Christine Bard et Sylvie Chaperon (éd. Puf). L’historienne n’usurpe pas...

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