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L'édito de ELLE : dépistons ces seins que l'on ne saurait voir

L'édito de ELLE : dépistons ces seins que l'on ne saurait voir
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Comme chaque année, Octobre Rose est là pour nous rappeler à toutes de nous faire dépister.

On en rêve, on les espère, on les guette. On se scrute, on s’ausculte, on se compare. Ça se passe comment chez les copines ? Et puis, lorsqu’ils surgissent, souvent, on voudrait qu’ils disparaissent. Faire machine arrière, retour à la case enfance, parce que les regards qu’ils suscitent embarrassent, gênent, blessent parfois. Parce qu’on n’est pas prêtes, parce qu’on est déçues, ce qui nous arrive est terrible et pas terrible. Pointus, asymétriques, trop, pas assez, « les autres filles ont de beaux nichons / Et moi, moi je reste aussi plate qu’un garçon / Que c’est con », chantait Jane Birkin, di doo di doo dah.

La France parmi les dix pays au monde les plus touchés

Les femmes et leurs seins, on n’en fera jamais le tour. Les relations ne sont pas simples, d’amour et de détestation, trop souvent soumises aux injonctions sociétales et aux diktats masculins qui les voudraient parfaits de 17 à 77 ans. « La taille de nos seins », c’est l’histoire de toute une vie, racontait délicatement Agnès Jaoui dans son récit du même nom. Et puis, un jour, entre sa poitrine et soi, les relations ne sont plus seulement compliquées, les liaisons deviennent dangereuses. Selon le rapport annuel publié le 25 septembre dans la revue « The Lancet », la France figure parmi les dix pays au monde les plus touchés par le cancer du sein. Une femme sur huit...

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