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L'édito de ELLE : au nom des droits des femmes, résistons !

Plus ou moins sournoisement, l’époque est au grand backlash féministe.
Quels que soient les mots d’ordre militants ce dimanche 8 mars 2026, une chose est sûre : la Journée internationale des droits des femmes se tiendra en version défensive, et même en mode résistance. Partout, le contexte est le même : celui de la progression des mouvements réactionnaires d’extrême droite. À chaque fois, les femmes en sont les victimes. On l’a constaté amèrement aux États-Unis, dès juin 2022, avec la suppression de la garantie fédérale du droit à l’avortement. C’est la partie émergée de l’iceberg. Plus ou moins sournoisement, l’époque est au grand backlash féministe. Le discours masculiniste décomplexé, qui revendique les assignations de genre jusqu’à la caricature, est devenu tendance. Le dernier rapport du Haut Conseil à l’égalité de janvier a montré comment il exacerbe le sexisme des jeunes hommes, plus virulents que leurs aînés. Parade décisive ? L’éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité à l’école, obligatoire au collège et au lycée. C’est le but de la loi Evars. Ces cours adaptés à chaque âge visent à établir un dialogue autour du respect de l’autre et du consentement, à évoquer tranquillement la puberté ou la contraception, à combattre en douceur les préjugés sexistes pour mieux prévenir les violences. Rien que du bon sens ? Pas pour tout le monde : ils sont attaqués et leur...



