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L'édito de ELLE : après la sanction de la Cour pénale internationale, qui pour sauver les Afghanes ?

Depuis le retour des talibans en Afghanistan il y a quatre ans, tout est prohibé aux femmes, même le droit d'être secourues et soignées, et ce malgré le mandat d'arrêt lancé cet été contre le chef suprême des talibans et le président de la Cour suprême du pays.
La nuit tombée sur les filles et les femmes d’Afghanistan depuis le retour des talibans il y a quatre ans n’a pas seulement transformé leur vie en enfer, elle les tue. Au nom d’un islamisme rigoriste fanatique, leurs dirigeants mènent une guerre acharnée contre celles qui sont aussi leurs propres mères, grands-mères, femmes, sœurs, filles. Lors du tremblement de terre qui a frappé l’est du pays le 31 août dernier, c’est bien simple, elles n’ont pas été secourues. Pourquoi ? Parce que pour les talibans, seules les femmes peuvent soigner les femmes. Mais puisqu’ils leur interdisent de se former et de travailler, puisque les rares ONG encore présentes n’ont plus le droit de les employer, il n’y a plus de soignantes, plus de médecins femmes, plus de secouristes femmes : plus personne pour leur venir en aide, personne pour leur sauver la vie.
Une hystérie anti-femmes
Cette aberration criminelle empêche aussi tous les soins médicaux au quotidien. Aux femmes, tout est prohibé : étudier après 12 ans, travailler et gagner sa vie, avoir un téléphone, faire du sport, aller et venir sans être voilée des pieds à la tête, visage compris, ni être chaperonnée par un homme de...
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