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L’affaire Nadège Desnoix, l’un des plus anciens cold cases français, enfin jugée

L’affaire Nadège Desnoix, l’un des plus anciens cold cases français, enfin jugée
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Plus de trente ans après le féminicide de Nadège Desnoix, son meurtrier présumé comparaît à partir de ce lundi 22 septembre devant les assises de l’Aisne. Une victoire pour la famille et un symbole pour tous les proches de victimes de cold cases.

L’affaire Nadège Desnoix est-elle en passe d’être résolue ? Plus de trente ans après le féminicide de cette lycéenne de 17 ans, le procès de son meurtrier présumé s’ouvre ce lundi 22 septembre devant la cour d’assises de l’Aisne. Pour la famille de Nadège, ce procès est « un miracle ». C’est aussi un symbole d’espoir pour les proches de victimes assassinées qui attendent, parfois depuis des décennies, que justice soit rendue. Il s’agit de l’un des plus anciens cold cases renvoyés devant une cour d’assises en France.

Le 24 mai 1994, Nadège Desnoix se rend au lycée de Château-Thierry, où elle est scolarisée en classe de première. Comme souvent, elle s’arrête d’abord au café du coin, où plusieurs camarades la voient ce matin-là. Le lendemain, son corps est découvert par un passant, dissimulé sous des feuillages sur le chemin menant à son établissement. L’adolescente a reçu sept coups de couteau. L’autopsie ne révèle pas de traces de violences sexuelles. Mais un détail intrigue les enquêteurs : à proximité de son cartable, ils retrouvent une cordelette en nylon et une rose fraîchement cueillie.

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