logo Elle

Je suis la fille d'un pédocriminel et la loi risque de m'obliger à lui verser une pension

Je suis la fille d'un pédocriminel et la loi risque de m'obliger à lui verser une pension
Publié le

Alicia Ambroise, cofondatrice du collectif Les liens en sang, raconte pour ELLE, comment la condamnation de son père pour viol l'a projetée dans un vide juridique insoutenable : celui d'une femme contrainte, par la loi, d'assister financièrement l'homme qu'elle a choisi de fuir. Témoignage. 

« J'ai envie de faire table rase du passé, de couper les ponts avec cette personne. » L'histoire d'Alicia Ambroise est celle d'une femme prise en étau par une loi qu'elle n'a pas choisie : l'obligation alimentaire. Ce principe hérité du Code civil napoléonien impose aux descendants de subvenir aux besoins de leurs ascendants. Y déroger peut être assimilé à un abandon familial, passible de deux ans d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende. Elle se révèle être une double peine lorsqu'elle s'applique à ceux ayant grandi avec des parents défaillants ou maltraitants.

C'est le cas d'Alicia Ambroise, cofondatrice du collectif Les liens en sang, qui milite pour en finir avec ce dispositif. Elle se décrit comme une victime collatérale. En 2015, son père a été condamné pour avoir violé la fille de son ex-compagne, qu'elle considérait comme sa sœur. Et pourtant, faute de lien biologique avec la victime, Alicia n'est pas exemptée de cette obligation.

Un parent condamné peut encore réclamer une pension à son enfant

« Au début, je n'y crois pas. Je me dis que c'est impossible que mon père ait fait ça. Et puis, petit à petit, quand j'apprends qu'il a écopé de...

Publicité

À lire aussi sur Elle:

Accessibilité : partiellement conforme