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« J’ai été piégée » : au procès Péchier, le traumatisme d’une jeune infirmière et de la médecin qui a lancé l’alerte

Le procès de Frédéric Péchier, l’ex-anesthésiste accusé d’avoir empoisonné 30 patients - dont 12 sont morts -, se poursuit. Mercredi 17 septembre, deux témoins clés, dont la médecin qui a lancé l’alerte, ont témoigné à la barre.
Ce sont des professionnels de santé déboussolés, voire brisés qui défilent à la barre du procès de l’ex-anesthésiste Frédéric Péchier, accusé de 30 empoisonnements de patients, dont 12 mortels. Ce mercredi 17 septembre, deux témoins clés qui ont permis de faire basculer l’enquête et de rediriger les soupçons vers l’ancien médecin ont été appelés à la barre : une jeune infirmière anesthésiste qui est intervenue lors du dernier cas avéré d’empoisonnement et la médecin qui avait lancé l’alerte auprès des autorités.
L’affaire qui a permis d’étayer les soupçons
Retour d’abord sur l’affaire Jean-Claude Gandon, qui aurait été empoisonné pendant une opération en janvier 2017 et qui a été sauvé de justesse. C’est son cas qui a fait basculer le dossier en la défaveur de Frédéric Péchier.
Cette affaire repose sur le témoignage, essentiel, de Ludivine Gladoux, alors élève infirmière anesthésiste. Le 20 janvier 2017, Jean-Claude Gandon est opéré d’un cancer de la prostate. Frédéric Péchier demande à Ludivine Gladoux d’administrer au patient des antalgiques, une procédure rare à ce stade de l’opération. Alors que l’infirmière constate un problème sur une poche...



