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Inscription du consentement dans la loi sur le viol : ce qu’en pensent les avocats de Gisèle Pelicot

Les deux avocats de Gisèle Pelicot, Antoine Camus et Stéphane Babonneau, étaient auditionnés ce jeudi 22 mai par la délégation aux droits des femmes du Sénat. Les magistrats se sont montrés mesurés quant à l’inscription du consentement dans la définition pénale du viol.
Pour les avocats de Gisèle Pelicot, les violences sexuelles sont des infractions « qui génèrent des effets sur des générations entières ». « Des infractions commises aujourd’hui auront des effets sur des enfants qui ne sont pas encore nés que ce soit du côté des victimes que du côté des auteurs de ces infractions », a souligné Stéphane Babonneau ce jeudi 22 mai.
Les deux avocats de la septuagénaire étaient auditionnés par la délégation aux droits des femmes du Sénat, à quelques semaines de l’examen de la proposition de loi introduisant la notion de consentement dans la définition pénale du viol, déjà adoptée par les députés en première lecture. « Ce n’est pas simplement un sujet qui concerne les femmes. C’est un sujet que l’on ne peut régler que collectivement », a insisté Stéphane Babonneau.
Les deux avocats se sont montrés mesurés vis-à-vis de la proposition de loi. « Ce n’est pas un toilettage de définition dans un texte, ce n’est pas une nouvelle loi qui permettra rapidement de mettre fin aux violences sexuelles », a déclaré Antoine Camus, estimant qu’un changement de texte ne permettrait pas de faire basculer le focus sur...
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