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Infections, réhospitalisation… Une étude révèle les dégâts causés par les implants urinaires

Infections, réhospitalisation… Une étude révèle les dégâts causés par les implants urinaires
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Une étude, que révèle « Le Parisien », met au jour l’ampleur des complications chez les femmes à qui on a posé des implants urinaires pour prévenir de l’incontinence.

C’est une étude inédite que publie ce mardi 16 septembre Cyrille Guillot-Tantay, chirurgien urologue à l’hôpital Foch de Suresnes (Hauts-de-Seine) et dont « Le Parisien » s’est procuré les conclusions en avance. Ce spécialiste s’est penché sur les complications liées à la pose de bandelettes urétrales chez les femmes pour prévenir l’incontinence. Et les chiffres qui découlent de ses analyses sont alarmants.

On sait désormais que, cinq ans après la pose, 4,13 % de l’ensemble des 44 360 femmes qui ont été opérées en France entre 2011 et 2018 avec un dispositif de type TVT (Tension Free Vaginal Tape) ont dû subir une intervention pour retrait ou section de la bandelette, contre 3,25 % des 170 781 patientes à qui on avait placé un dispositif de type TOT (Trans Obturator Tape).

Des risques à ne pas négliger

Derrière ces chiffres, il y a une réalité : des infections urinaires répétées, des risques de fistule, des douleurs dans le bassin ou l’abdomen, et la nécessité de réhospitaliser d’urgence. À l’origine de la majorité de ces complications, Cyrille Guillot-Tantay constate une érosion ou une mauvaise pose de la bandelette de polypropylène placée sous l’urètre, le conduit qui part de la vessie.

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