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Incendie de Crans-Montana en Suisse : qu’est-ce qu’un « traumatisme collectif » ?

Après l’incendie meurtrier de Crans-Montana, la sidération ne touche pas seulement les survivants et les proches des victimes. Insomnies, anxiété, images intrusives : le drame a provoqué ce que les autorités et les psychiatres qualifient de « blessures psychiques collectives ». Comment se manifestent-elles ? Et pourquoi un événement vécu à distance peut-il bouleverser si profondément ? Focus sur la notion de « traumatisme collectif ».
La nuit du 31 décembre devait être une parenthèse festive. Elle s’est transformée en cauchemar collectif. En Suisse, à Crans-Montana, station familiale et carte postale hivernale, l’incendie du bar La Constellation a fait 40 morts, dont 20 mineurs, et blessé 116 personnes dont 83 sont toujours hospitalisées ce lundi 5 janvier. Des chiffres qui, depuis le 1er janvier, tournent en boucle. Mais au-delà du bilan humain, c’est un autre phénomène qui s’installe. Une onde de choc psychique qui dépasse largement le cercle des victimes directes et les frontières helvétiques.
Sur les réseaux sociaux, les messages de soutien se mêlent aux récits d’insomnies, d’angoisses persistantes et de vidéos visionnées en boucle malgré soi. Beaucoup racontent un malaise sans être « directement concernés ». Comme si le drame s’était invité dans l’intimité de chacun. Peut-on alors parler de traumatisme collectif, y compris chez des personnes qui n’étaient pas présentes sur place ? Les psychiatres et les...



