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Harcèlement sexuel chez Ubisoft : de la prison avec sursis requise à la fin du procès d’une « culture extrêmement viriliste »

Harcèlement sexuel chez Ubisoft : de la prison avec sursis requise à la fin du procès d’une « culture extrêmement viriliste »
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Des peines allant jusqu’à trois ans de prison avec sursis ont été requises ce jeudi 5 juin, au soir, contre les trois anciens hauts cadres d'Ubisoft accusés de harcèlement sexuel ou moral. Le verdict est attendu pour le 2 juillet.

Rarement un procès n’a permis de découvrir les dérives très inquiétantes du secteur du jeu vidéo. Ce jeudi 5 juin se sont terminées, au tribunal correctionnel de Bobigny (Seine-Saint-Denis), les audiences concernant les trois anciens hauts cadres d'Ubisoft accusés de harcèlement sexuel ou moral. « Lunaire », le mot a été lâché par Me Benjamin Bohbot, l’un des avocats des parties civiles, pour qualifier l’ambiance de travail subie par les salariés du fleuron français du jeu vidéo.

Jeudi soir, en conclusion du procès, le procureur a été le plus sévère contre Thomas François, demandant une peine de trois ans de prison avec sursis et une amende de 30 000 euros pour le harcèlement moral et sexuel qu’il est accusé d’avoir commis et encouragé auprès de son équipe.

Les accusés plaident l'amnésie

Celui qui était alors vice-président du service éditorial d’Ubisoft a ouvert l’audience jeudi matin, questionné sur une agression sexuelle dont une ancienne collègue l'a accusé et pour laquelle elle avait témoigné la veille à la barre. À voix basse, Thomas François a répondu n'avoir « pas le souvenir » de cette embrassade forcée.

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Cette amnésie...

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