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Exploitées, invisibles, payées entre 6 et 27 centimes par vêtement : les femmes dans l’enfer Shein

Exploitées, invisibles, payées entre 6 et 27 centimes par vêtement : les femmes dans l’enfer Shein
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Pression constante, salaires indécents, enfants au pied des machines… Dans les ateliers de Shein en Chine, les femmes paient le vrai prix de la fast fashion. Un rapport d’ActionAid France et China Labor Watch dénonce un modèle industriel fondé sur l’exploitation.

Dans les villages-usines de Guangzhou, elles cousent sans relâche. Payées entre 0,06 et 0,27 euro par pièce selon la complexité de la tâche, les ouvrières chinoises produisent les vêtements Shein à un rythme épuisant. Sans contrat, sans protection sociale, et souvent sans droit à la parole. « S’il y a trente et un jours dans un mois, je travaillerai trente et un jours », témoigne un ouvrier à la « BBC ». Pour atteindre le seuil de survie à Guangzhou, soit environ 500 euros, il faut assembler près de 300 pièces par jour.

Du tri de tissus à la finition : les tâches les plus dures pour les femmes

Les femmes sont majoritaires sur les chaînes de production. Et les premières exposées aux abus. Cantonnées aux postes les moins valorisés et les moins rémunérés, elles travaillent parfois avec leurs enfants à côté d’elles, dans des ateliers sans ventilation, ni issues de secours. Certaines sont recrutées avec leur conjoint, mais seul l’homme est officiellement payé.

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Aucune médiation possible en cas de harcèlement, aucun recours en cas de maladie. « Le...

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