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Excitation traumatique : quand le viol façonne la sexualité des femmes

Elles se croient monstrueuses parce qu’elles ne jouissent qu’en s’imaginant violentées, humiliées, frappées, souillées. Pour certaines victimes de violences sexuelles, la honte se double d’hypersexualisation, de conduites à risque voire d’autodestruction. Mais ce phénomène, loin d’être marginal, est un symptôme du psychotrauma : l’excitation traumatique.
Elles se croient monstrueuses parce qu’elles fantasment l’insoutenable : être violentées, humiliées, frappées, souillées pour espérer atteindre une jouissance qui n’en est pas une. Pour certaines victimes de violences sexuelles, la honte se double de comportements à risque et d’une hypersexualisation destructrice qui peut aller jusqu’à la destruction de leur propre corps. Pourtant, ce phénomène est malheureusement courant : il s’agit de l’excitation traumatique.
Ces pensées malsaines, ce prétendu fantasme, ne sont en réalité qu’un symptôme lié de la mémoire traumatique des violences subies. Une mémoire traumatique qui, en vérité, appartient à l’agresseur : ses mots, sa posture, ses gestes, tout est enregistré et vient envahir la personne agressée.
S’anesthésier plutôt que revivre le traumatisme
Hantée par un besoin compulsif de violence dans sa sexualité, Jade a longtemps vécu sous le poids de la culpabilité. Dans sa vingtaine, elle s’est perçue uniquement comme un objet sexuel. Enfermée psychiquement dans le viol qu’elle a subi à 25 ans...



