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En France, 70 % des victimes de violences au travail n’en ont jamais parlé à leur employeur

Un communiqué commun des principales organisations syndicales a mis en lumière le manque de moyens consacré aux violences faites aux femmes, en amont du 25 novembre, Journée internationale pour l’élimination de ces violences, notamment dans la sphère professionnelle où 30 % des salariées disent avoir déjà été harcelées ou agressées sexuellement.
Les syndicats ont demandé ce lundi 17 novembre au gouvernement plus de moyens pour lutter contre les violences faites aux femmes, notamment dans la sphère professionnelle, où les violences sont « massives », alertent-ils. « Les violences faites aux femmes au travail sont massives » et « touchent les femmes de toutes professions, du secteur privé comme public et de toutes catégories socioprofessionnelles », pointent dans un communiqué commun la CFDT, la CGT, FO, la CFE-CGC, l’Unsa, Solidaires et la FSU, en amont du 25 novembre, Journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes.
Le communiqué met en lumière un problème systémique et souvent sous-estimé. « 9 % des viols ou tentatives de viols ont lieu au travail, 30 % des salariées ont déjà été harcelées ou agressées sexuellement sur leur lieu de travail et 70 % de ces victimes de violences au travail déclarent n’en avoir jamais parlé à leur employeur », listent-ils. « Pour celles qui parlent, c’est souvent la double peine : 40 % estiment que la situation s’est réglée en leur défaveur, par une...



