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Écrans, réseaux, santé mentale : les ados sont-ils plus lucides qu’on ne le croit ?

Écrans, réseaux, santé mentale : les ados sont-ils plus lucides qu’on ne le croit ?
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Et s’il était temps de reconsidérer les ados comme des acteurs responsables, et non de simples « accros aux écrans » ? C’est ce que révèle un sondage Odoxa pour Acadomia. On y découvre qu’une majorité d’entre eux est prête à limiter volontairement son usage des réseaux sociaux – et même à les supprimer en soirée.

« Ça fait grandir trop vite. » C’est ce que confient deux lycéennes croisées dans le quartier de Châtelet, à nos confrères du journal « Le Parisien ». Une phrase pudique derrière laquelle se cache un constat de plus en plus partagé par les adolescents : non, ils ne sont pas dupes des effets des réseaux sociaux sur leur concentration, leur bien-être — et leur santé mentale. Un constat confirmé par un sondage exclusif mené par Odoxa pour Acadomia : près de 70 % des jeunes se disent favorables à une interdiction des réseaux sociaux avant 15 ans. Et autant affirment pouvoir s’en éloigner après 21 h.

Une prise de conscience inattendue (et bienvenue)

Non, les ados ne veulent pas tous scroller jusqu’à l’épuisement. Plus de la moitié des jeunes interrogés affirment qu’ils accepteraient de limiter leur consommation à une heure par jour. Certains le font déjà spontanément, surtout lorsqu’il s’agit de réussir leurs examens. Anouk, 18 ans, a tout simplement désinstallé TikTok pour préparer son bac. Son amie Eva, plus modérée, s’est imposée un timer. « J’ai tenu, et je suis fière »,...

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