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"Des maisons closes, ce n’est pas ce qu’on veut”, l’avis des travailleuses du sexe sur la proposition du RN

"Des maisons closes, ce n’est pas ce qu’on veut”, l’avis des travailleuses du sexe sur la proposition du RN
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Quatre-vingts ans après leur fermeture et près de dix ans après la loi de 2016 pénalisant les clients, le RN relance l’idée d’une réouverture des maisons closes. ELLE a recueilli les réactions des premières concernées, de la France à la Belgique où le cadre a récemment évolué. 

En passant devant le numéro 12 de la rue du Chabanais, petite artère discrète du 2ᵉ arrondissement de Paris, rien n’indique qu’ici s’élevait l’une des maisons closes les plus célèbres de la Belle Époque - qui a vu défiler pendant près d’un siècle, hommes fortunés, vedette du tout Paris et même quelques têtes couronnées. 

De ce passé sulfureux, il ne reste aujourd’hui que deux portes et une rampe d’escalier en fer forgé. Tout le reste a disparu en 1946, avec la loi dite Marthe Richard, qui abolit le régime de la prostitution réglementée en France et impose la fermeture des maisons closes - bien que la prostitution ne disparaît pas pour autant, elle se déplace, vers la rue ou la clandestinité. 

Mais voilà que presque quatre-vingts ans après la loi Marthe Richard, et bientôt dix ans après la loi de 2016 qui a fait des clients des contrevenants, l’idée de rouvrir des maisons closes refait surface.

Ouvrir des lieux « coopératifs »

Début décembre, « Le Monde » révèle que Jean-Philippe Tanguy, député de la Somme du Rassemblement national, travaille sur une proposition de loi visant à rouvrir les maisons closes en France. Il évoque des...

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