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Cyberviolences sexistes et sexuelles : 82 % des victimes sont des femmes ou des filles

Cyberviolences sexistes et sexuelles : 82 % des victimes sont des femmes ou des filles
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Une enquête inédite menée auprès de 2136 personnes révèle l’ampleur des cyberviolences sexistes et sexuelles en France : un phénomène majoritairement dirigé contre les femmes et les filles, encore très peu porté devant la justice.

2136 réponses. C’est le volume massif - et inédit - de la Grande Enquête sur les cyberviolences sexistes et sexuelles, lancée le 3 juin par trois associations féministes de premier plan : Féministes contre le cyberharcèlement, Point de Contact et #StopFisha. Leur objectif : mieux comprendre et documenter des violences encore largement banalisées.

Les premiers résultats ont été dévoilés jeudi 20 novembre lors de la journée de rencontres interprofessionnelles de la MIPROF (Mission interministérielle pour la protection des femmes contre les violences et la lutte contre la traite des êtres humains), à cinq jours de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes.

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Un phénomène massivement genré

Les chiffres qui ressortent de cette enquête dressent un tableau sans équivoque. En tout, 82 % des victimes de cyberviolences sont des femmes ou des filles. À l’inverse, 85 % des agresseurs dont l’identité est connue sont des hommes ou des garçons. Un quart des répondants rapporte une diffusion non consentie d’images sexuelles ou intimes, un phénomène qui touche particulièrement...

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