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Coup dur pour Marine Le Pen : la CEDH refuse de suspendre son inéligibilité

Coup dur pour Marine Le Pen : la CEDH refuse de suspendre son inéligibilité
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Marine Le Pen essuie un revers majeur à un peu moins de deux ans de la présidentielle de 2027. La Cour européenne des droits de l’homme a rejeté, en urgence, sa demande de suspendre sa peine d’inéligibilité. Elle reste exclue du jeu politique, malgré tous ses recours. 

La cheffe du groupe Rassemblement national à l’Assemblée nationale a saisi la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) mardi, craignant qu’une dissolution anticipée de l’Assemblée ne verrouille définitivement  sa situation. La Cour, siégeant à Strasbourg, a jugé que « l’existence d’un risque imminent d’atteinte irréparable à un droit protégé par la Convention ou ses protocoles n’est pas établie ». 

Une demande provisoire balayée  

Marine Le Pen avait invoqué l’article 39 du règlement de la CEDH pour solliciter une mesure provisoire, censée geler sa situation juridique. Mercredi 9 juillet, la Cour a rejeté sa requête d’urgence, sans statuer sur le fond du dossier, considérant que les critères d’imminence et d’atteinte irréparable n’étaient pas remplis. 

Lire aussi >>  « Marine Le Pen sur le divan » : comment son père a pesé sur le parcours de la patronne du RN 

Le 31 mars, le tribunal correctionnel de Paris a condamné  Marine Le Pen pour détournement de fonds publics, révélant un « système » de rémunération occulte de collaborateurs du Front National (4,4 millions d’euros). La peine comprend quatre ans...

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