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Cancer du sein : la justice française reconnaît l’impact du travail de nuit

Cancer du sein : la justice française reconnaît l’impact du travail de nuit
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Après près de vingt-cinq ans de travail de nuit, une infirmière de l’hôpital de Martigues a obtenu que son cancer du sein soit reconnu comme lié à ses conditions de travail. Une décision rare, rendue jeudi par le tribunal administratif de Marseille, qui relance la question des risques professionnels pesant sur la santé des femmes.

Le tribunal administratif de Marseille a reconnu jeudi l'existence d'un « lien direct » entre le cancer du sein d'une infirmière et ses conditions de travail de nuit pendant près de 25 ans, estimant que sa maladie était imputable à son service. En conséquence, le tribunal a annulé la décision du directeur du centre hospitalier de Martigues qui avait rejeté en 2021 la demande de « reconnaissance d'imputabilité » de l'infirmière, qui s'était également vu refuser sa demande de reconnaissance de maladie professionnelle en 2019.

Le cas de cette infirmière n'est pas isolé. Le risque de cancer du sein augmente d’environ 30 % chez les femmes ayant travaillé de nuit par rapport aux autres femmes, invoquait par exemple une étude de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) en 2012. En 2018, le même institut insistait en s’alarmant du fait qu’un travail nocturne plus de deux nuits par semaine pendant dix ans multiplie par trois le risque de cancer.

Les produits chimiques sont aussi pointés du doigt dans plusieurs études. L’oxyde d’éthylène, qui est un gaz utilisé dans différents...

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