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Aveux de Cédric Jubillar : non, le féminicide de Delphine Aussaguel n'est pas un « crime passionnel »

Alors que Cédric Jubillar vient de reconnaître, dans une lettre remise à ses avocats, sa responsabilité dans la mort de son ex-conjointe, Delphine Aussaguel, sa défense évoque un « crime passionnel ». Alors, il faut le dire et le redire : on ne tue jamais par amour.
Il aura suffi de deux mots pour que le soulagement tourne à la colère. Après plus de cinq ans de dénégations, Cédric Jubillar est passé aux aveux. Dans une lettre manuscrite remise ces dernières semaines à ses avocats, Guy et Pierre Debuisson, celui qui a été condamné le 17 octobre 2025, en première instance, à trente ans de réclusion criminelle reconnaît son entière responsabilité dans la mort de son ex-conjointe, Delphine Aussaguel, disparue dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020. Un coup de tonnerre dans l'une des affaires de féminicide les plus médiatisées de la décennie.
Mais dès leur conférence de presse, le lundi 6 juillet, ses conseils se sont employés à circonscrire la portée de ces aveux. Leur client « n'avoue pas le meurtre », préviennent-ils, mais un acte commis « dans un certain contexte », qu'il détaillera devant les enquêteurs. « Il a commis un acte répréhensible et horrible et il s'est enfermé dans ses mensonges pour ses enfants et sous la pression pour ce qui s'apparente à un crime passionnel, avance Me Pierre Debuisson. Il s’agit d’un couple qui s’est dégradé inexorablement, avec des tensions de plus en plus fortes. C’est dans le cadre...



