actualites > société
Au Mali, des réfugiées dénoncent des viols répétés des mercenaires russes

Au Mali, des femmes accusent les mercenaires russes de Wagner et l’armée malienne d’utiliser le viol comme arme de guerre. Dans le camp de Mbera, en Mauritanie, elles racontent au « Le Monde » des violences systématiques visant femmes et enfants.
« Pire que l’enfer. » C’est ainsi qu’une réfugiée malienne, Fatoumata, décrit au « Monde » ce qu’elle a enduré dans son village de Nampala au Mali. Elle raconte ainsi que des supplétifs russes liés au groupe Wagner - présents dans le pays depuis 2021 - ont violé plusieurs femmes sous ses yeux, « dont deux devant leurs enfants, juste à l’entrée de leur case ». Épargnée, elle a pris la fuite et vit désormais dans un camp de réfugiés en Mauritanie.
Toujours dans les colonnes du quotidien, cette mère de famille confie : « C’était le rituel qu’on avait instauré. Dès qu’on entendait que les Wagner arrivaient, les hommes partaient se cacher. Mais cette fois-ci, ils n’ont pas épargné les femmes. »
Selon le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), près de 80 % des exilés maliens arrivés en Mauritanie sont des femmes et des enfants. Dans le camp de Mbera où vit Fatoumata, une dizaine d’entre elles ont décrit au « Monde » des viols et violences récurrents, attribués à l’armée malienne et aux mercenaires russes.
« Ce qui est arrivé, les violences et les viols, c’est arrivé à nous toutes », affirme une femme interrogée, soulignant l’importance de...



