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Afghanistan : les talibans bannissent les autrices des universités, la résistance s'organise

Alors que les talibans ont interdit les livres écrits par des femmes dans les universités, des Afghanes s’organisent en clubs de lecture clandestins. Elles s’échangent des PDF numérisés d’ouvrages interdits et continuent, malgré la censure, à lire et à se former.
Face à la censure des talibans, les Afghanes résistent. Alors que les autorités ont interdit les ouvrages écrits par des femmes dans les universités - jugés contraires à la charia -, de nombreux clubs de lecture clandestins voient le jour. Les participantes y partagent des fichiers PDF numérisés de livres désormais proscrits, circulant sous le manteau comme autant de fragments de liberté.
Malgré les risques, « la demande de livres augmente », souligne « El País ». Après vérification de leur identité, « près de 300 femmes ont rejoint notre groupe WhatsApp, où je fournis des PDF numérisés des livres conservés », explique ainsi Fahr, bibliothécaire avant le retour des talibans en 2021. Les romans sont particulièrement prisés : pour beaucoup, la littérature devient à la fois un refuge et un moyen de subsistance.
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Fahima, 18 ans, qui souhaite n’être identifiée que par son prénom, a rejoint l’un de ces cercles de lecture peu de temps après que les talibans l’ont empêchée de réaliser son rêve de devenir médecin. Quant à Fahr, elle dit vouloir continuer le combat « jusqu’au...



