logo Elle

Affaire Epstein : qu’est-ce que la fenêtre d’Overton, ce concept qui explique qu'on s'habitue à l’horreur ?

Affaire Epstein : qu’est-ce que la fenêtre d’Overton, ce concept qui explique qu'on s'habitue à l’horreur ?
Publié le

À chaque scandale, l’indignation monte puis s’éteint. L’affaire Jeffrey Epstein n’échappe pas à la règle : fascination, colère, puis fatigue collective. C’est qu’on appelle la « fenêtre d’Overton », un concept qui explique qu’à force d’être exposés à l’horreur, nous déplaçons sans le voir la limite de l’inacceptable.

Indignez-vous. Pas à moitié. Pas quelques heures. Combien d’entre nous ont été piqués de curiosité à la publication des dossiers Epstein ? L’affaire nous captive autant qu’elle nous révulse. Avide de tout savoir, le public cherche des noms, des preuves. On lit, on commente, on partage, on s’indigne. Puis, l’onde de choc retombe. Un nouveau scandale surgit. Une nouvelle crise. L’attention se déplace, l’émotion collective change de cible. Hier l’inacceptable nous bouleversait ; aujourd’hui il nous effleure. À force d’exposition au pire, tout nous paraît plus fade. Et notre capacité à nous indigner s’éteint progressivement.

Lire aussi >>  Jeffrey Epstein : ce qu’il faut savoir de l’affaire

Un concept qui dit le glissement de notre indignation

Le glissement qui s’opère porte un nom : la « fenêtre d’Overton ». Théorisée dans les années 1990 par Joseph P. Overton au sein du Mackinac Center for Public Policy, un think tank libéral américain, elle désigne l’ensemble des idées jugées acceptables dans une société à un moment donné. Cette fenêtre n’est pas fixe. Elle se...

Publicité

À lire aussi sur Elle:

Accessibilité : partiellement conforme