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Affaire Brigitte Macron : Pourquoi la colère des féministes est toujours jugée illégitime ?

Affaire Brigitte Macron : Pourquoi la colère des féministes est toujours jugée illégitime ?
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Après ses propos visant des militantes féministes, Brigitte Macron a pris la parole lundi soir. Mais son discours choque, révélateur d’un vieux mécanisme : la colère féministe, quand elle dérange, est vite jugée excessive, irationnelle, voire dangereuse. 

La polémique née des propos de Brigitte Macron en dit long sur notre rapport à la colère féministe. Lundi 15 décembre, la première dame est revenue pour la première fois sur les propos tenus début décembre, lorsqu’elle avait qualifié de « sales connes » des militantes féministes du collectif #NousToutes venues interrompre un spectacle de l’humoriste Ary Abittan, accusé de viol en 2021 - qui a depuis bénéficié d’un non-lieu de la justice, confirmé en appel en janvier dernier.

Dans un entretien informel accordé au média Brut, la première dame dit être « désolée si [elle a] blessé les femmes victimes », ajoutant : « C’est à elles seules que je pense. » Mais elle ne formule aucun regret sur le fond de ses mots. Ce qu’elle déplore surtout, c’est que la scène ait été filmée, rappelant qu’il s’agissait d’un moment privé, « une visite à un ami ». Et réaffirmant, surtout, son incompréhension face à la méthode employée par les militantes : interrompre un spectacle lui paraît « insupportable », assimilable à une forme de censure. « Quelqu’un est sur scène, il essaie de donner tout ce qu’il peut donner. Comment fait-il pour continuer après ? […]...

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