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Accès à l'IVG : ce que le texte voté au Parlement européen va changer pour les femmes

Le Parlement a adopté, mercredi 18 décembre, une résolution qui entend faciliter l’accès à l’avortement pour les femmes vivant dans des pays où il est restreint. On vous explique ce que ce texte pourrait changer, concrètement, pour les femmes concernées.
Vingt millions de femmes. C’est, à l’échelle de l’Europe, l’équivalent d’un continent féminin qui n’a toujours pas un accès simple à l’interruption volontaire de grossesse.Le Parlement européen a adopté mercredi 17 décembre une résolution exhortant la Commission européenne à faciliter l’accès à des avortements « sûrs » partout sur le continent. Car aujourd’hui, le droit à l’interruption volontaire de grossesse varie brutalement d’un État à l’autre. Protégé par la Constitution en France depuis mars 2024, il reste très restreint ailleurs.
À Malte, avorter demeure un crime. En Pologne, l’IVG n’est autorisée que si la grossesse résulte d’un viol ou d’un inceste, et l’aide à avorter est passible de trois ans de prison. En Italie, même légale, la pratique se heurte massivement à l’objection de conscience : six gynécologues sur dix refuseraient de la pratiquer. À Monaco, l’avortement est décriminalisé, mais demeure illégal.
Garantir un filet de sécurité
Ce que changerait le texte, concrètement, pour les femmes, tient en une promesse simple : quand un pays ferme la porte, l’Europe aiderait à en franchir une autre. Le Parlement demande ainsi à...



